béatrice bailet

beatricebailet.over-blog.com

 

Bonjour,
je m’appelle Béatrice depuis le 9 février 1984, à l’instant où mes parents ont découvert que
j’étais une fille. C’était à Nice, en France. Si j’avais été un garçon, ils m’auraient appelé
Brice… Brice de Nice, vous imaginez? Pour ceux qui connaissent, … vous vous rendez
compte! Pour les autres, Brice de Nice est un film comique français sorti il y a quelques
années dans lequel l’acteur Jean Dujardin interprète un pseudo surfeur attendant de surfer
une vague à Nice… Mais bon, tout cela est une autre histoire… De quoi parlons nous ici?
Ah oui, l’art! …
J’aime particulièrement travailler à plusieurs et mettre mon égo en sourdine pour
permettre à une pièce de naître, de grandir et de se présenter dans un dialogue constant
avec un ou des artistes ou avec un public hétérogène.
J’organise des performances collectives et je fabrique en collaboration des objets ou des
costumes. Par exemple: pour La Cavalcade Sauvage (2011) des volontaires ont décoré
des gabarits de chevaux en cartons que nous avons porté lors d’une marche à travers le
centre-ville de Nice; à Phoenix aux États-Unis, j’ai établi un atelier de fabrication de
couronne dans la rue (CROWNS !!!, 2012); j’ai écrit une histoire théâtrale et j’ai proposé à
Sebastian Utzni, artiste suisse, de la jouer à mes côtés sur un théâtre miniature magnétisé
(Astrid et la Parade, 2012); j’ai organisé un voyage en train et des ateliers dans l’espace
public pour fabriquer un wagon que nous avons fait parader dans le centre ville de Cuneo
pour le projet encore en cours Siete Tutti invitati a salire sul treno delle meraviglie (2013).
Lors de mes études aux Beaux -Arts d ’Angoulême (France), je m’intéressais à la couleur
contextualisée. J’utilisais la peinture mais aussi la photo, la vidéo, le dessin ou le son pour
constater avec ironie l’utilisation des couleurs vives dans les codes sociaux,
architecturaux, signalétiques et autres.
Entre 2008 et 2012, j’ai participé à plusieurs résidences en France et en Italie : domaine
de Kerguéhennec en Bretagne , la Cité des Arts à Paris, La Plate-Forme à Dunkerque et
La Fondazione Ratti à Côme.
C’est grâce à ces différents contextes que mon travail s’est émancipé pour s’exprimer non
plus qu’au travers d’images mais aussi par la création d’espaces d’échange et
d’expression dans l’espace public.
À partir de ma résidence à Dunkerque en 2010, j’ai travaillé sur le carnaval qui est alors
devenu un de mes principaux sujets de recherche et d’inspiration. J’ai pour l’instant
expérimenté les carnavals de Dunkerque et de Nice en France, de Montevideo en
Uruguay, de Buenos Aires en Argentine, de Binche en Belgique, de Bâle et de Liestal en
Suisse.
J’ai vécu cinq ans à Bruxelles durant lesquelles j’ai participé à de nombreux projets
collectifs: co-gérance JHB Fondation royale, aide et participation à des
soirées de spectacles organisées par et pour les habitants d’une commune, activations
des espaces publics d’un quartier en collaboration avec des plasticiens et des architectes,
marches et camping dans l’espace public, etc.
Je suis suivie dans mes aventures et soutenue par Francesca Chiacchio, Claire Migraine
(Thankyouforcoming) Richard Neyroud et Michela Sacchetto, tous d’énergiques
commissaires d’expositions.